L'appréhension est la réaction la plus fréquente en consultation. Les réponses ci-dessous décrivent ce que vous vivez réellement au bloc, et comment je vous accompagne du début à la fin de l'intervention.
Si vous bougez, pas de souci. Le laser Alcon WaveLight EX500 suit en permanence la position de votre œil grâce à son système de suivi. Si un mouvement l'amène à considérer que le traitement ne sera pas optimal, il s'arrête de lui-même.
Votre seul rôle est de regarder une petite lumière verte. Je vous aide à la fixer, je vous préviens avant chaque étape et je reste à côté de vous du début à la fin. La partie laser dure de quelques secondes à environ une minute par œil selon la correction.
Un petit écarteur maintient les paupières ouvertes pendant l'intervention. Vous pouvez avoir envie de cligner, mais vous n'avez rien à retenir : l'écarteur s'en charge.
Les gouttes anesthésiantes rendent l'intervention indolore. Vous percevez des contacts et, pour le Femto-LASIK, une pression de quelques secondes au moment où l'anneau stabilise l'œil. Une fois l'anesthésie dissipée, l'œil pique et larmoie pendant quelques heures, et la plupart de mes patients dorment en rentrant.
Après une PKR, la gêne dure plus longtemps, quelques jours, le temps que la surface de la cornée cicatrise. Une lentille pansement, un collyre anti-inflammatoire et du paracétamol la contrôlent. Pour un implant ICL, l'intervention se fait aussi sous anesthésie locale par gouttes.
Vous voyez la lumière verte, puis une vision floue par moments, ce qui est normal pendant le traitement. Vous entendez un cliquetis régulier et percevez parfois une odeur, liée au laser lui-même. Je vous décris chaque étape avant qu'elle arrive, pour qu'aucune sensation ne vous surprenne.
Dites-le dès la consultation. Au bilan préopératoire, je prends le temps de répondre à toutes vos questions, même celles qui semblent anodines. Le jour de l'intervention, je vous donne un léger calmant par la bouche si nécessaire, et la personne qui vous accompagne vous ramène chez vous.
Au bloc, je vous parle en permanence : ce que je vais faire, ce que vous allez sentir, combien de temps il reste. Les patients les plus inquiets avant l'intervention sont souvent ceux qui disent ensuite que c'était beaucoup plus simple que prévu.
C'est la peur citée le plus souvent, et elle mérite une réponse chiffrée. Les complications graves de la chirurgie laser sont rares. L'infection de la cornée concerne environ 1 cas pour 2 000 à 3 000 interventions et se traite par collyres.[1] Une perte de deux lignes ou plus de la meilleure acuité corrigée concerne 0,61 % des patients dans une méta-analyse de près de 68 000 yeux.[2]
Le bilan préopératoire sert justement à écarter les yeux à risque : cornée trop fine, kératocône débutant, sécheresse importante. Le détail des effets secondaires et de leur fréquence se trouve sur la page risques de l'opération laser.
J'opère les deux yeux dans la même séance, pour le laser comme pour l'ICL. Vous évitez ainsi une période avec un œil corrigé et l'autre non, souvent inconfortable. Pour le laser, l'ensemble dure une vingtaine de minutes, préparation comprise.
Regarder la lumière verte. C'est votre seule tâche, et je vous aide à la fixer.
Respirer normalement. Le laser suit votre œil et s'arrête de lui-même si besoin.
Me dire ce que vous ressentez. Je vous parle à chaque étape et je reste avec vous jusqu'à la fin.
Avant le jour JNotez vos questions et apportez-les au bilan préopératoire. Signalez votre appréhension : le calmant se prévoit à l'avance.
Références
Que se passe-t-il si je bouge l'œil pendant le laser ?
Le laser suit en permanence la position de l'œil grâce à son système de suivi. Si un mouvement l'amène à considérer que le traitement ne sera pas optimal, il s'arrête de lui-même. Votre seul rôle est de regarder une petite lumière verte, et je vous aide à la fixer pendant toute l'intervention.
Peut-on devenir aveugle après une opération laser des yeux ?
Les complications graves de la chirurgie laser sont rares. L'infection de la cornée concerne environ 1 cas pour 2 000 à 3 000 interventions et se traite par collyres. Une perte de deux lignes ou plus de la meilleure acuité corrigée concerne 0,61 % des patients dans une méta-analyse de près de 68 000 yeux. Le bilan préopératoire écarte les yeux à risque avant toute décision.
Peut-on avoir un calmant avant l'opération des yeux ?
Oui. Le jour de l'intervention, je vous donne un léger calmant par la bouche si nécessaire. Signalez votre appréhension dès le bilan préopératoire pour que ce soit prévu, et venez accompagné : vous ne conduirez pas ce jour-là.