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Ophtalmologie · Pharmacovigilance

Ozempic, Mounjaro et santé oculaire

Les agonistes des récepteurs du GLP-1 (sémaglutide vendu sous les noms Ozempic, Wegovy et Rybelsus ; tirzépatide vendu sous les noms Mounjaro et Zepbound) sont aujourd'hui prescrits à grande échelle, dans le diabète de type 2 et le traitement du surpoids. Depuis 2024, la littérature ophtalmologique documente plusieurs signaux : neuropathie optique ischémique antérieure non-artéritique (NAION), fluctuations réfractives, aggravation transitoire de la rétinopathie diabétique.

Cette page fait le point sur ces données, sur les positions officielles des agences (EMA, FDA, ANSM, AAO) en 2026, et sur les précautions pratiques à connaître avant un bilan de chirurgie réfractive ou une consultation d'ophtalmologie de contrôle.

L'essentiel en 30 secondes

  • NAION : effet indésirable classé « très rare » (≤1 cas pour 10 000 patients) par l'Agence européenne du médicament pour le sémaglutide depuis juin 2025. La FDA n'a pas ajouté de mise en garde spécifique à ce jour.
  • Rétinopathie diabétique : signal observé dans SUSTAIN-6 (sémaglutide, 2016) attribué majoritairement à l'aggravation précoce liée à la baisse rapide de l'HbA1c, phénomène connu et non spécifique à la molécule.
  • Vue qui fluctue : shift réfractif transitoire de 0,50 à 3,75 dioptries possible à l'initiation, réversible en 2 à 12 semaines une fois la glycémie stabilisée. Différer toute nouvelle prescription optique.
  • Chirurgie réfractive : pas de contre-indication absolue, mais réfraction stable depuis au moins 3 mois exigée, bilan de surface oculaire renforcé, mention du signal NAION dans le consentement éclairé.
  • Décision d'arrêt : elle revient au médecin prescripteur. Le bénéfice cardiovasculaire et métabolique reste largement supérieur aux risques ophtalmologiques identifiés dans la grande majorité des cas.
Neuropathie optique

NAION et sémaglutide : ce que dit la littérature en 2026

La NAION (neuropathie optique ischémique antérieure non-artéritique) est une pathologie du nerf optique responsable d'une baisse de vision brutale, indolore, souvent avec un défaut du champ visuel inférieur. Elle survient habituellement chez des patients porteurs de facteurs de risque vasculaires (hypertension, diabète, apnée du sommeil, papille dite « à risque » avec petit rapport cup/disc). Son incidence de base est estimée à 2,3 à 10,2 cas pour 100 000 personnes-années après 50 ans.[13]

Le signal Hathaway et sa vérification

En juillet 2024, une étude de la Harvard Medical School (Hathaway et al., JAMA Ophthalmology) a rapporté un excès de risque de NAION chez les patients prescrits sémaglutide au Mass Eye and Ear : hazard ratio ajusté de 4,28 chez les diabétiques de type 2 et 7,64 chez les patients traités pour surpoids.[1] Ce résultat a immédiatement suscité une attention mondiale et plusieurs études de réplication.

Une cohorte danoise de plus de 400 000 diabétiques (Grauslund et al., 2024) a retrouvé un hazard ratio de 2,19 sur cinq ans, avec une incidence absolue passant de 0,093 à 0,228 cas pour 1 000 personnes-années.[2] Une méta-analyse publiée dans Ophthalmology en 2026 (Liu et al., 8 essais randomisés et 8 études observationnelles, plus de 1,6 million de patients) a confirmé un signal dans les données observationnelles chez les diabétiques (HR 1,85), mais n'a pas retrouvé de risque significatif dans les essais randomisés ni dans le sous-groupe traité pour surpoids.[3]

Position des agences en 2026

Le PRAC de l'Agence européenne du médicament a statué en juin 2025 : la NAION est ajoutée au résumé des caractéristiques du produit d'Ozempic, Wegovy et Rybelsus comme effet indésirable « très rare », soit au maximum 1 cas pour 10 000 patients traités.[4] L'ANSM a relayé cette position en France. L'Organisation mondiale de la santé a émis un communiqué convergent en juin 2025.[5] La FDA, à ce jour, n'a pas ajouté de mise en garde spécifique à l'étiquetage américain, en l'absence de consensus sur la solidité du lien causal.

La NANOS (North American Neuro-Ophthalmology Society) et l'American Academy of Ophthalmology ont publié en 2026 une position commune : elles recommandent la décision partagée avec le patient et l'équipe médicale, et rejettent l'arrêt réflexe du sémaglutide en cas de NAION, en raison du bénéfice cardiovasculaire majeur du traitement.[6]

À retenir sur la NAION

Incidence : classée « très rare » (≤1/10 000) par l'EMA.

Signal : établi statistiquement dans plusieurs cohortes observationnelles, non confirmé dans les essais randomisés.

Symptôme : baisse brutale et indolore de la vision d'un œil.

Conduite : consultation ophtalmologique urgente ; pas d'arrêt réflexe du traitement.

Décision d'arrêt : partagée avec le médecin prescripteur, pas de règle univoque.

Rétinopathie diabétique

Le phénomène d'aggravation précoce (early worsening)

Le signal historique remonte à l'essai SUSTAIN-6 publié dans le New England Journal of Medicine en 2016 : le sémaglutide était associé à 3,0 % de complications rétiniennes sévères contre 1,8 % sous placebo (hazard ratio 1,76 ; p = 0,02).[7] Ce résultat a longtemps servi de mise en garde principale sur l'usage du sémaglutide chez le diabétique porteur d'une rétinopathie.

La lecture contemporaine de ce signal a évolué. Il est aujourd'hui largement attribué au phénomène d'aggravation précoce (« early worsening ») lié à toute baisse rapide de l'HbA1c supérieure à 1,0 ou 1,5 point en 3 à 6 mois. Ce phénomène est décrit depuis l'essai DCCT dans le diabète de type 1, retrouvé après chirurgie bariatrique, et observé quelle que soit la modalité thérapeutique qui produit la correction glycémique rapide. Une méta-régression des essais cardiovasculaires menés sous agonistes GLP-1 a établi que l'ampleur de la baisse d'HbA1c est corrélée au risque de progression rétinienne.[14]

Une analyse en vie réelle sur 14 bases de données (cohorte OHDSI, 810 000 utilisateurs de sémaglutide, Cai et al. 2025) n'a pas retrouvé d'excès de risque de rétinopathie proliférante ni de traitement rétinien (injection intravitréenne, laser, vitrectomie) sous sémaglutide, comparativement au dulaglutide, à l'empagliflozine, à la sitagliptine ou au glipizide.[8] Un essai randomisé dédié, l'essai FOCUS (NCT03811561), livrera ses résultats en 2027.

Recommandation pratique

L'American Diabetes Association (Standards of Care 2026, section 12) et l'American Academy of Ophthalmology recommandent la réalisation d'un fond d'œil de référence avant intensification thérapeutique chez tout patient diabétique, en particulier en cas de rétinopathie préexistante ou de projet de baisse rapide et significative de l'HbA1c.[9] Un suivi rapproché est indiqué dans les 3 à 6 mois suivant l'initiation.

Réfraction

Fluctuations de la vue à l'initiation du traitement

Un phénomène classique en ophtalmologie diabétologique est le shift réfractif transitoire consécutif à une variation rapide de la glycémie. Le mécanisme est bien documenté : l'hyperglycémie modifie l'index de réfraction et le volume du cristallin, via l'absorption osmotique de glucose et l'accumulation de sorbitol par la voie de l'aldose réductase.[10][11] Une correction glycémique rapide, telle qu'obtenue sous GLP-1, inverse ce processus.

Cliniquement, la série d'Okamoto rapporte une hypermétropisation transitoire de 0,50 à 3,75 dioptries lorsque la glycémie baisse rapidement, avec un maximum atteint autour du dixième jour. Le patient décrit une vision floue de près ou de loin, ou une sensation d'avoir besoin de « nouvelles lunettes ». Le retour à la réfraction antérieure survient entre 2 et 12 semaines après le début de la correction glycémique.[10]

Conséquence pratique

Toute nouvelle prescription de correction optique (lunettes, lentilles) suppose une glycémie stable depuis au moins 4 à 6 semaines, idéalement 3 mois. Prescrire des verres correcteurs sur une réfraction non stabilisée expose à un port inconfortable et à un renouvellement précoce. L'information au patient à l'initiation du GLP-1 permet d'éviter l'inquiétude devant une vision qui fluctue.

Chirurgie réfractive

Peut-on opérer un patient sous Ozempic ou Mounjaro ?

À ce jour, l'American Society of Cataract and Refractive Surgery (ASCRS), l'European Society of Cataract and Refractive Surgeons (ESCRS) et l'American Academy of Ophthalmology s'en tiennent à leurs recommandations générales, sans texte propre aux patients sous agonistes GLP-1. Les principes classiques s'appliquent donc, et deux d'entre eux prennent une importance particulière dans ce contexte.

Stabilité réfractive documentée

Toute chirurgie réfractive suppose une réfraction stable depuis au moins 12 mois (variation inférieure à 0,5 dioptrie). Un patient récemment mis sous GLP-1, avec correction glycémique importante, ne remplit pas ce critère tant que la glycémie ne s'est pas stabilisée. Un délai minimal de 3 mois après l'initiation ou tout changement de dose, avec deux mesures réfractives concordantes à quelques semaines d'intervalle, est prudent avant de programmer une intervention.

Bilan approfondi de la surface oculaire

La perte de poids rapide induite par les GLP-1 peut s'accompagner d'une déshydratation relative et de modifications du film lacrymal. Un bilan complet de la surface oculaire (test de Schirmer, temps de rupture du film lacrymal, examen de la meibomie, coloration de la surface) est nécessaire avant toute décision opératoire. Une sécheresse oculaire préexistante ou induite doit être traitée avant l'intervention pour limiter le risque de sécheresse postopératoire prolongée.

Consentement éclairé

Le signal NAION, même très rare, mérite d'être mentionné dans le consentement éclairé chez un patient sous sémaglutide. Il reste compatible avec la chirurgie réfractive, et sa mention permet au patient de décider en connaissance de cause. La page dédiée aux risques du laser détaille les autres éléments abordés en consultation préopératoire.

Précaution périopératoire propre à l'ICL

Pour la chirurgie ICL, qui peut être réalisée sous sédation intraveineuse, la première position de l'American Society of Anesthesiologists, publiée en 2023, demandait d'arrêter les GLP-1 hebdomadaires (sémaglutide, tirzépatide) 7 jours avant la sédation, en raison du risque de rétention gastrique et d'inhalation. La guidance multisociétés parue en octobre 2024 a assoupli cette règle au profit d'une décision individualisée : la plupart des patients poursuivent leur traitement, avec un régime liquide clair dans les 24 heures qui précèdent.[16] Cette précaution relève de l'anesthésie.

Autres effets rapportés

Œdème maculaire, sécheresse, glaucome

Plusieurs autres effets ophtalmiques ont été rapportés dans les analyses de pharmacovigilance (bases FAERS aux États-Unis, VigiBase de l'OMS). Ces signaux servent à formuler des hypothèses ; établir un lien de causalité demande des études dédiées.

Œdème maculaire diabétique

Les données spécifiques sur l'œdème maculaire diabétique sous GLP-1 sont rares et discordantes. Une étude publiée dans l'American Journal of Ophthalmology en 2025, à partir de la base VigiBase de l'OMS couvrant 180 pays, a identifié un signal de surreprésentation pour œdème maculaire et papilledème sous sémaglutide, non retrouvé sous tirzépatide.[12] À ce jour, les agences du médicament réservent leur position sur ce point précis.

Sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire sous GLP-1 est probablement multifactorielle : perte de poids rapide, déshydratation, modifications hormonales et lipidiques du film lacrymal. Les données disponibles restent rétrospectives, faute d'étude prospective dédiée. En consultation, les patients qui perdent significativement du poids sous GLP-1 rapportent parfois une gêne oculaire nouvelle, qui répond au traitement classique de la sécheresse (larmes artificielles sans conservateur, hygiène des paupières, traitement de la meibomie).

Glaucome : signal favorable

Une méta-analyse publiée dans l'American Journal of Ophthalmology en 2025 retrouve une incidence réduite de glaucome chez les patients sous GLP-1, avec un hazard ratio poolé de 0,71 (IC 95 % 0,60-0,85).[15] Les mécanismes hypothétiques incluent une baisse de la production d'humeur aqueuse et un effet neuroprotecteur direct sur les cellules ganglionnaires rétiniennes. Ces données restent à confirmer par des essais randomisés dédiés.

Questions fréquentes

Ce que les patients demandent souvent

Ozempic ou Mounjaro peuvent-ils abîmer la vue ?

La littérature 2024-2026 a identifié une association statistique entre sémaglutide (Ozempic, Wegovy, Rybelsus) et NAION, classée comme effet indésirable très rare (moins de 1 cas pour 10 000 patients) par l'Agence européenne du médicament. Un shift réfractif transitoire est également décrit à l'initiation, lié à la baisse rapide de la glycémie. Le bénéfice cardiovasculaire et métabolique reste largement supérieur à ces risques chez la majorité des patients.

Dois-je arrêter Ozempic si j'ai une baisse de vision ?

Non, pas de manière réflexe. Une baisse de vision sous GLP-1 doit d'abord conduire à une consultation ophtalmologique urgente pour identifier la cause (fluctuation réfractive banale, aggravation d'une rétinopathie diabétique, NAION, autre pathologie). L'arrêt du traitement se décide au cas par cas avec le médecin prescripteur, en pesant le bénéfice cardiovasculaire et métabolique.

Puis-je me faire opérer au laser des yeux si je prends Ozempic ou Mounjaro ?

Oui, mais à condition que la réfraction soit stabilisée depuis au moins 3 mois après l'initiation ou le changement de dose. Le bilan préopératoire vérifie cette stabilité et évalue la surface oculaire, parfois altérée par la perte de poids rapide. Les sociétés savantes de chirurgie réfractive s'en tiennent à ce jour à leurs recommandations générales de stabilité réfractive.

Le sémaglutide aggrave-t-il la rétinopathie diabétique ?

L'essai SUSTAIN-6 a montré une augmentation des complications rétiniennes sévères sous sémaglutide (3,0 % vs 1,8 %). Ce signal est aujourd'hui largement interprété comme un early worsening lié à la baisse rapide de l'HbA1c, phénomène connu depuis DCCT et retrouvé après chirurgie bariatrique. Les études en vie réelle post-2024 (cohorte OHDSI, 810 000 patients) ne retrouvent pas d'excès de risque de rétinopathie proliférante ni de traitement rétinien. Un fond d'œil de référence avant initiation est recommandé chez tout diabétique.

Ma vue fluctue depuis que j'ai commencé Ozempic, est-ce normal ?

Oui. Une variation réfractive de 0,50 à 3,75 dioptries à l'initiation est un phénomène classique lié aux fluctuations de la glycémie, qui modifient l'index de réfraction et le volume du cristallin. Ce shift se corrige de lui-même en 2 à 12 semaines une fois la glycémie stabilisée. Il est recommandé de différer toute nouvelle prescription de lunettes ou de lentilles jusqu'à stabilisation complète.

Faut-il faire un fond d'œil avant de commencer Ozempic ou Mounjaro ?

Chez un patient diabétique connu, oui : un fond d'œil de référence avant intensification thérapeutique est recommandé par l'American Diabetes Association et l'American Academy of Ophthalmology, particulièrement en cas de rétinopathie préexistante. Chez un patient non-diabétique traité pour surpoids (Wegovy, Zepbound), l'examen ophtalmologique préalable reste facultatif ; en cas de symptôme visuel, une consultation rapide s'impose.

Références
  1. Hathaway JT, Shah MP, Hathaway DB, et al. Risk of Nonarteritic Anterior Ischemic Optic Neuropathy in Patients Prescribed Semaglutide. JAMA Ophthalmol. 2024;142(8):732-739. doi:10.1001/jamaophthalmol.2024.2296.
  2. Grauslund J, Abou Taha A, Dehghani Molander L, et al. Once-weekly semaglutide doubles the five-year risk of NAION in a Danish cohort of 424,152 persons with type 2 diabetes. Int J Retina Vitreous. 2024;10:97. doi:10.1186/s40942-024-00620-x.
  3. Liu Z, Raveendran D, Fourlanos S, Chong EW. Rate and Risk of NAION with Semaglutide Use for Diabetes and Weight Loss: A Systematic Review and Meta-Analysis. Ophthalmology. 2026;133(5):589-598. doi:10.1016/j.ophtha.2025.12.022.
  4. European Medicines Agency, PRAC. NAION very rare side effect of semaglutide medicines Ozempic, Rybelsus and Wegovy. Communiqué du 6 juin 2025.
  5. World Health Organization. Semaglutide medicines and NAION. Communiqué du 27 juin 2025.
  6. DeParis SW, Oke I, Gaier ED, et al. Glucagon-Like Peptide-1 Receptor Agonists and the Risk of Non-Arteritic Anterior Ischemic Optic Neuropathy: A Consensus Statement by the North American Neuro-Ophthalmology Society and the American Academy of Ophthalmology. Ophthalmology. 2026;133(8):1029-1035. doi:10.1016/j.ophtha.2026.04.008.
  7. Marso SP, Bain SC, Consoli A, et al. Semaglutide and Cardiovascular Outcomes in Patients with Type 2 Diabetes (SUSTAIN-6). N Engl J Med. 2016;375:1834-1844. doi:10.1056/NEJMoa1607141.
  8. Cai CX, Nishimura A, Baxter S, et al. Semaglutide and diabetic retinopathy: an OHDSI network study. BMJ Open Diabetes Res Care. 2025. doi:10.1136/bmjdrc-2025-005424.
  9. American Diabetes Association. Standards of Care in Diabetes 2026. Section 12: Retinopathy, Neuropathy, and Foot Care. Diabetes Care. 2026;49(Suppl 1):S261.
  10. Okamoto F, Sone H, Nonoyama T, Hommura S. Refractive changes in diabetic patients during intensive glycaemic control. Br J Ophthalmol. 2000;84(10):1097-1102. doi:10.1136/bjo.84.10.1097.
  11. Furushima M, Imaizumi M, Nakatsuka K. Changes in refraction caused by induction of acute hyperglycemia in healthy volunteers. Jpn J Ophthalmol. 1999;43(5):398-403.
  12. Lakhani M, Kwan ATH, Mihalache A, Popovic MM, et al. Association of Glucagon-Like Peptide-1 Receptor Agonists With Optic Nerve and Retinal Adverse Events: A Population-Based Observational Study Across 180 Countries. Am J Ophthalmol. 2025;277:148-168. doi:10.1016/j.ajo.2025.05.007.
  13. Johnson LN, Arnold AC. Incidence of Nonarteritic and Arteritic Anterior Ischemic Optic Neuropathy. J Neuroophthalmol. 1994;14(1):38-44. doi:10.1097/00041327-199403000-00011.
  14. Bethel MA, Diaz R, Castellana N, Bhattacharya I, Gerstein HC, Lakshmanan MC. HbA1c Change and Diabetic Retinopathy During GLP-1 Receptor Agonist Cardiovascular Outcome Trials: A Meta-analysis and Meta-regression. Diabetes Care. 2021;44(1):290-296. doi:10.2337/dc20-1815.
  15. Amaral DC, Guedes J, Cruz MRB, et al. GLP-1 Receptor Agonists Use and Incidence of Glaucoma: A Systematic Review and Meta-Analysis. Am J Ophthalmol. 2025;271:488-497. doi:10.1016/j.ajo.2024.12.024.
  16. Kindel TL, Wang AY, Wadhwa A, et al. Multisociety Clinical Practice Guidance for the Safe Use of Glucagon-like Peptide-1 Receptor Agonists in the Perioperative Period. Clin Gastroenterol Hepatol. 2025;23(12):2083-2085. doi:10.1016/j.cgh.2024.10.003.
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Dr Serdal Sanak, chirurgien ophtalmologue
Auteur de cette page
Dr Serdal Sanak
Chirurgien ophtalmologue · Chirurgie réfractive et cataracte
CHIREC Hôpital Delta, Bruxelles
Membre : ESCRS · SBO · SFO · SAFIR
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