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La chirurgie réfractive au laser est l'une des interventions les mieux documentées au monde. Ses risques sont réels, connus, et pour la grande majorité maîtrisables. Les comprendre est la condition d'une décision éclairée.
C'est l'effet secondaire le plus fréquent après un Femto-LASIK. La création du volet sectionne des nerfs cornéens superficiels, réduisant temporairement la sensibilité cornéenne et la production lacrymale réflexe. La sécheresse postopératoire touche 20 à 55% des patients selon les études, mais est dans la grande majorité des cas transitoire et résolutive en trois à six mois avec un traitement adapté.[1]
La PKR, qui ne crée pas de volet, affecte moins l'innervation cornéenne. Elle est préférée en cas de sécheresse préexistante.
Quasi universels dans les premières semaines postopératoires, ils correspondent à une diffraction lumineuse sur la zone de transition entre la cornée traitée et non traitée. Ils diminuent progressivement à mesure que la cornée cicatrise et que le cerveau s'adapte. À trois mois, ils sont résiduels ou absents pour la majorité des patients.[2]
Leur persistance au-delà de six mois est possible, notamment pour les corrections importantes ou les pupilles larges en conditions scotopiques.
Dans les premières semaines, la vision peut varier selon l'heure, la fatigue ou l'hydratation. C'est une phase normale de cicatrisation cornéenne. Elle se stabilise généralement en un à trois mois pour le Femto-LASIK, en trois à six mois pour la PKR.
Une légère perte de la correction obtenue peut survenir dans les mois ou années suivant l'intervention, notamment pour les myopies fortes. Elle est généralement minime et peut être traitée par une retouche laser si nécessaire.[3]
C'est la complication la plus redoutée. Elle correspond à un amincissement progressif et une déformation de la cornée après ablation laser, similaire au kératocône. Elle survient principalement chez des patients ayant une fragilité cornéenne préexistante non détectée au bilan, ou une épaisseur résiduelle insuffisante.[4]
Sa fréquence est estimée à 0,04 à 0,6% des cas selon les populations étudiées. Elle est en grande partie prévisible et évitable avec un bilan topographique rigoureux. C'est la principale raison pour laquelle la topographie cornéenne est l'examen le plus important du bilan préopératoire.
Plis du volet, déplacement traumatique, interface irrégulière. Ces complications sont rares depuis l'introduction du laser femtoseconde (moins de 1% au total) et dans la majorité des cas traitables.[5]
Exceptionnelle grâce aux protocoles antibiotiques systématiques. Sa fréquence est estimée à moins de 0,02% des cas dans les centres respectant les standards de stérilisation et de prescription postopératoire.
Une légère opacification superficielle de la cornée peut survenir après PKR, surtout pour les corrections importantes. L'application de mitomycine C en fin d'intervention a significativement réduit ce risque. Il reste possible dans les cas de sur-correction ou de cicatrisation atypique.[6]
La grande majorité des complications sérieuses de la chirurgie laser sont évitables par un bilan rigoureux. La topographie cornéenne détecte les fragilités préexistantes. La pachymétrie évalue la réserve de tissu disponible. L'évaluation du film lacrymal identifie les sécheresses à traiter avant l'intervention.
Un bilan complet bien réalisé élimine la grande majorité des profils à risque avant même d'envisager l'intervention. C'est son rôle principal.
Taux de satisfactionDans les études sur populations sélectionnées, le taux de satisfaction après chirurgie réfractive laser dépasse 95%. Il est conditionné par une sélection rigoureuse des candidats et des attentes réalistes.[7]
Références