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Trois techniques corrigent la myopie à Bruxelles : le Femto-LASIK, la PKR et l'implant ICL. Le degré de correction et l'épaisseur de la cornée décident laquelle convient.
La correction doit être stable depuis deux ans et le bilan doit écarter un kératocône. Le tableau ci-dessous donne les orientations les plus courantes.
| Votre myopie | Technique habituelle | Pourquoi |
|---|---|---|
| Jusqu'à −6 D cornée d'épaisseur normale |
Femto-LASIK | Vision fonctionnelle dès le lendemain, gêne minime. |
| Jusqu'à −8 D cornée fine, ou sport de combat |
PKR | Le traitement se fait en surface et la cornée conserve son intégrité mécanique face aux chocs. |
| Entre −6 et −8 D la zone grise |
Laser ou ICL selon la cornée | L'épaisseur résiduelle calculée au bilan tranche entre les deux. |
| Au-delà de −8 D ou cornée trop fine pour le laser |
Implant ICL | L'implant se place à l'intérieur de l'œil et la cornée garde toute son épaisseur. |
Ces repères valent pour la majorité des profils. La topographie cornéenne, la taille de la pupille et vos activités quotidiennes peuvent modifier l'orientation, et c'est l'examen qui tranche.
Les consultations ont lieu sur cinq sites CHIREC de la région bruxelloise et du Brabant wallon.
Bilan et chirurgie
CHIREC Hôpital Delta, boulevard du Triomphe 201, Auderghem.
Tarif
1700 à 2250 € par œil pour le laser, 2700 à 3500 € pour l'implant ICL.
Prise en charge
À charge du patient en Belgique. Plusieurs mutuelles versent une prime forfaitaire.
La myopie est un défaut de réfraction oculaire. L'oeil myope est trop long par rapport à sa puissance optique : la lumière converge en avant de la rétine au lieu de s'y focaliser. Les objets éloignés apparaissent flous ; la vision de près reste nette.
Elle se mesure en dioptries négatives sur votre ordonnance. Elle apparaît généralement dans l'enfance ou l'adolescence et se stabilise, dans la majorité des cas, entre 18 et 25 ans.[1]
L'œil myope. Le globe est trop long pour la puissance de sa cornée. Les rayons venant de loin convergent avant la rétine, puis se séparent de nouveau : la vision de loin est floue.
Après correction. Un verre concave, ou le remodelage de la cornée au laser, recule le point de convergence. L'image se forme alors exactement sur la rétine.
La myopie est en grande partie héréditaire. Lorsque les deux parents sont myopes, le risque pour l'enfant est multiplié par six par rapport à des parents non myopes.[2] Les facteurs environnementaux jouent également un rôle : travail de près prolongé, exposition aux écrans et manque de lumière naturelle sont associés à une progression plus rapide. Un essai randomisé en grappes conduit à Shanghai sur 6 295 enfants a démontré qu'ajouter 40 minutes d'activité extérieure par jour scolaire réduit l'incidence de la myopie de 23 % sur 3 ans (30,4 % vs 39,5 % dans le groupe témoin).[3] Chez l'enfant en progression, la revue Cochrane 2023 identifie l'atropine faible dose (0,01 à 0,05 %) et l'orthokératologie comme les interventions les plus efficaces (ralentissement d'environ 0,14 D/an en équivalent sphérique pour l'atropine, 40 à 50 % pour l'orthokératologie).[6]
La dépendance aux lunettes ou aux lentilles de contact conditionne de nombreuses activités : sport, conduite nocturne, travail sur écran en environnement mixte. La conduite sans correction est interdite au-delà d'un certain seuil de déficit visuel.[4] Les halos et la réduction de contraste nocturne sont fréquents chez les myopes non corrigés.
Myopie faible · 0,25 à 3 D
Gêne principalement de loin. Beaucoup de patients fonctionnent sans correction en intérieur.
Myopie moyenne · 3 à 6 D
Dépendance quotidienne à la correction optique. Qualité de vie significativement réduite dès que la correction est retirée.
Forte myopie · au-delà de 6 D
Vision très floue sans correction dès quelques centimètres. L'allongement du globe oculaire fragilise la rétine périphérique. Un suivi rétinien annuel est recommandé, indépendamment de toute décision chirurgicale.[5]
Forte myopie et suivi rétinienAu-delà de 6 D, un examen du fond d'oeil annuel est recommandé par la Société Française d'Ophtalmologie, qu'une chirurgie soit envisagée ou non.[5]
Références
Trois techniques corrigent la myopie de façon durable. Le choix dépend de votre correction, de l'épaisseur de votre cornée et de vos besoins visuels quotidiens.
Entre −6 et −8 dioptries, la décision entre laser et implants ICL n'est pas automatique. C'est dans cette plage que le bilan préopératoire est le plus déterminant.
L'épaisseur cornéenne résiduelle, la topographie et la chambre antérieure sont les paramètres qui orientent le choix. Deux patients avec la même correction peuvent avoir des indications radicalement différentes.
Au-delà de −8 D, les implants ICL sont la technique privilégiée. Ils corrigent des myopies que le laser ne peut pas traiter en toute sécurité.
Avant toute décision, prendre le temps de comprendre les risques de la chirurgie réfractive reste essentiel.
La seule façon de savoir quelle technique est adaptée à votre myopie, c'est un bilan complet. Il réunit la topographie cornéenne, la pachymétrie, la réfraction manifeste et cycloplégique, et l'analyse du film lacrymal.
Un bilan préopératoire permet de déterminer avec précision quelle technique est adaptée à votre profil et si la chirurgie est une option pour vous. La première consultation de dépistage se fait sur rendez-vous.
Le Dr Serdal Sanak, chirurgien ophtalmologue au CHIREC, pratique le Femto-LASIK, la PKR et les implants ICL. Les consultations ont lieu sur cinq sites CHIREC de la région bruxelloise et du Brabant wallon, le bilan préopératoire et l'intervention à l'Hôpital Delta d'Auderghem.
De 1700 à 2250 € par œil pour le laser, Femto-LASIK ou PKR, et de 2700 à 3500 € par œil pour un implant ICL. La chirurgie réfractive reste à charge du patient en Belgique : l'INAMI la considère comme une alternative aux lunettes. Plusieurs mutuelles versent une prime forfaitaire dans leur assurance complémentaire.
Le laser corrige jusqu'à environ −8 D, sous réserve d'une épaisseur cornéenne suffisante. Au-delà, ou quand la cornée est trop fine, l'implant ICL prend le relais et corrige jusqu'à −18 D. Entre −6 et −8 D les deux options se discutent, et c'est l'épaisseur résiduelle calculée au bilan qui décide.
Peut-on opérer une myopie forte, au-delà de 8 ou 10 dioptries ?
Oui, mais pas toujours au laser. Au-delà de 6 à 8 dioptries selon l'épaisseur cornéenne, les implants ICL prennent le relais : ils corrigent jusqu'à 18 dioptries et laissent la cornée intacte.
La myopie peut-elle réapparaître après l'opération ?
Une légère régression est possible, surtout pour les myopies fortes. Elle est généralement minime et peut être traitée par une retouche laser si nécessaire.
Faut-il arrêter les lentilles avant le bilan ?
Oui. Les lentilles souples doivent être retirées au moins 48 heures avant le bilan. Pour les lentilles rigides, l'arrêt doit être d'au moins une semaine.
La myopie forte augmente-t-elle le risque rétinien ?
Oui. Au-delà de 6 dioptries, un suivi rétinien annuel est recommandé, indépendamment de toute décision chirurgicale.
La myopie peut-elle s'aggraver après 25 ans ? Dans la majorité des cas, la myopie se stabilise entre 20 et 25 ans. Une correction stable depuis au moins deux ans est exigée avant toute chirurgie réfractive. Si la correction évolue encore, l'opération est reportée jusqu'à la stabilisation.
Peut-on opérer une forte myopie ? La chirurgie laser myopie (Femto-LASIK, PKR) corrige efficacement les myopies jusqu'à -8 à -10 dioptries selon l'épaisseur cornéenne. Au-delà, ou lorsque la cornée est trop fine, les implants ICL sont l'alternative de choix : ils ne retirent pas de tissu cornéen et corrigent des myopies jusqu'à -20 dioptries.
La myopie revient-elle après une opération laser ? Non, sauf si la correction n'était pas encore stabilisée au moment de l'intervention. C'est pourquoi la stabilité réfractive est un critère d'éligibilité. En revanche, l'apparition de la presbytie après 40 ans est un processus indépendant que le laser ne prévient pas.
La myopie est un défaut visuel très fréquent qui peut être corrigé de façon durable par chirurgie réfractive. Le choix entre Femto-LASIK, PKR et implants ICL dépend de l'épaisseur cornéenne, du degré de myopie et du mode de vie. La consultation de dépistage permet d'identifier la technique la plus adaptée à votre profil en une seule visite.